Réalisée en décembre 2017

par Hayat Lotti des Créatrices culottées

1) Comment est né ton désir d’écriture ?

Un peu par hasard, comme une évidence… J’ai toujours aimé lire. Je dévore des livres depuis mon plus jeune âge. Et puis, il y a un an et demi environ, une histoire est apparue dans ma tête, s’imposant de plus en plus. J’ai eu envie de la mettre par écrit, et je me suis rendu compte que, finalement, ça formait un roman… J’étais fière d’avoir écrit une histoire du début à la fin. 

Du coup, j’ai continué avec une deuxième histoire, et je ne me suis plus arrêtée depuis…


2)S’agit-il d’un rêve ?

Pas vraiment, pas au sens premier du terme, disons. J’ai un souvenir, j’avais peut-être dix ans, un cahier ouvert devant moi, un crayon dans la main, et voulais écrire une histoire. Je ne suis pas allée plus loin qu’une ligne : aucune inspiration ! J’ai longtemps pensé que je n’avais pas d’imagination. Et puis, je crois que j’ai eu un déclic, l’année dernière, puisque l’inspiration est arrivée, et que, depuis, elle ne me lâche plus, bien au contraire ! 

Le rêve, c’est surtout d’avoir publié un livre. Ça, oui, effectivement, je n’aurais jamais cru que ce soit possible un jour. Maintenant que je sais que si, je ne compte plus m’arrêter !


3) Quelle a été ta motivation à réaliser ce projet ?

Au départ, j’écrivais sans avoir de but précis. Ça me plaisait, me faisait du bien, c’est tout ce qui m’importait. Écrire m’a permis de trouver mon équilibre. C’est quelque chose qui est ancré en moi… Je ne pourrais plus m’en passer.

 Mais, après avoir écrit deux romans et commencé un troisième, j’ai eu envie que mes histoires soient lues par d’autres que moi, que mes personnages prennent vie dans l’imaginaire des lecteurs. J’ai donc réfléchi à un moyen de concrétiser ce projet… 


4) De l’envie d’entreprendre à la recherche de moyens pour concrétiser ton projet, quelles ont été les étapes qui ont jalonné ce projet de création ?

En janvier de cette année, je me suis fixé des objectifs précis : je me suis lancée dans l’écriture de nouvelles et j’ai participé à différents concours. C’était une façon pour moi de savoir si mes écrits plaisaient. Ma première nouvelle a été publiée dans un recueil et une des suivantes a obtenu le deuxième prix d’un concours. Encouragée par ces petites « victoires », je suis tombée sur le concours de romans organisé par Librinova, ayant pour thème les faits divers. J’ai longtemps réfléchi avant de me lancer dans l’écriture d’un éventuel roman à présenter. Il ne me restait que trois mois à peine avant la fin du concours, c’était serré, niveau timing. À la lecture de l’énoncé du concours, un fait divers s’était pourtant tout de suite imposé à moi. J’ai donc commencé à réfléchir à une histoire cohérente pour donner un sens à ce fait divers. Et voilà... finalement, j’ai obtenu le troisième prix du concours !


5) Si tu devais donner trois conseils à quelqu’un qui souhaite entreprendre ou réaliser un rêve, quels seraient-ils ?

1) se fixer des objectifs réalistes, de petites étapes à franchir progressivement.

2) s’entourer de personnes objectives et encourageantes qui lui donneront des conseils constructifs pour avancer et concrétiser son projet.

3) ne pas se laisser paralyser par la peur. Essayer. Et si ça ne marche pas tout de suite, ce n’est pas grave. Il ne reste plus qu’à tirer leçon de ses erreurs, puis recommencer et surtout, persévérer. Confucius a dit : « La plus grande gloire n'est pas de ne jamais tomber, mais de se relever à chaque chute. »


6) Peux-tu nous parler de « L’empreinte du passé » ?

L’empreinte du passé est donc un roman que j’ai écrit spécialement pour le concours sur les faits divers. J’ai été inspirée par la lettre d’amour datant de 1922 qui a été retrouvée, en septembre 2016, dans un bâtiment en chantier à Nice. Une certaine Antoinette écrivait à son amour Ernest.

 Camille, mon héroïne, est infirmière et mène une petite vie tranquille, tout en veillant sur ses grands-parents, qu’elle adore. En quelques mois, elle va tomber amoureuse, perdre des êtres chers, et découvrir un secret de famille qui a été caché avec soin par son arrière-grand-père et sa grand-mère. On y découvre également une partie de la vie de Jeanne (alias Antoinette, mais les prénoms ont été changés), infirmière également, mais dans les années 1920. La vie de ces deux infirmières sont étrangement similaires, mais je vous laisse découvrir le lien qui existe entre elles.

C’est mon premier roman à être publié, mais ce ne sera certainement pas le dernier. D’autres sorties sont prévues pour 2018.  


7) Qu’est-ce qu’une créatrice culottée pour toi ?

C’est une femme qui ose se réaliser. Qui n’a pas peur de travailler pour obtenir ce qu’elle veut, quelles que soient les embuches qui peuvent survenir sur le chemin, et ce que peuvent en penser les autres. C’est sûr, entreprendre un projet, quel qu’il soit, ce n’est pas simple. Ça demande des efforts. Il faut savoir ce qu’on veut et garder le cap, ne pas se décourager au moindre problème. Mais je crois surtout qu’il faut savoir ce qu’on aime, et ce dont on a besoin pour être épanouie. Lorsqu’on travaille à quelque chose qui nous fait du bien, alors c’est un véritable plaisir, et on ne ménage pas ses efforts. Et quand un projet devient concret… ce n’est que du bonheur !

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