Parce que malheureusement, en France, l'autoédition est encore très peu connue, ou alors décriée, j'ai décidé d'écrire quelques articles à ce sujet pour éclairer tant les lecteurs que les collègues autoédités qui débutent ou qui se posent des questions. Vous trouverez en premier lieu des articles qui expliquent ce qu'est l'autoédition, ainsi que les moyens de soutenir les auteurs. Suivront quelques posts d'ordre pratique pour ceux qui veulent se lancer dans l'aventure à leur tour. 

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Qu'est-ce que l'autoédition ?

Pour faire simple, un roman autoédité signifie qu’il n’a pas été publié par une maison d’édition.

L’auteur le publie tout seul.

Cela permet évidemment une grande liberté, puisqu’il est seul à décider de tout. Mais cela veut également dire qu’il doit tout faire, à savoir (en plus de l’écriture en elle-même) :

  • la correction,

  • la mise en page (des différentes versions, papier, numérique etc…),

  • la création de la couverture et de la 4ème de couverture,

  • la déclaration à la Bibliothèque Nationale de France,

  • la promotion pour parler de son livre… etc.

 

Concrètement, dans une maison d’édition, il existe des métiers pour chacun de ces actes : correcteurs, graphistes, attachés de presse, ainsi que des budgets alloués à la promotion. 

Heureusement, un autoédité peut quand même choisir de faire appel à des professionnels, qui collaboreront avec lui (services payants bien souvent, ce qui est tout à fait normal, mais qui demandent un investissement conséquent).

 

Alors, oui, l’autoédition est un véritable défi. Cela nous demande beaucoup d'investissement, des heures de travail. Vous comprendrez donc aisément que nous avons besoin de votre aide, chers lecteurs. 

Lire un livre numérique

Comment soutenir l'autoédition ?

C'est assez simple. Pour soutenir les auteurs autoédités, il suffit :

  • d'acheter leurs livres (si vous le souhaitez, évidemment),

  • de laisser un commentaire sur la plateforme de distribution choisie (afin de permettre à leurs livres de sortir de la masse) après votre lecture,

  • mais également d'en parler autour de vous, en les conseillant à vos amis, votre famille, vos connaissances, sur les réseaux sociaux, etc.

 

Ce n’est que grâce à vous que nos romans peuvent prendre vie… 

 

Sans lecteur, un auteur n'est rien. Ces petites choses ne coûtent pas grand chose, en terme d'argent, de temps ou de moyens, mais c'est tellement important ! 

Image de Donald Giannatti

Merci de votre soutien !

J'en profite pour remercier ici tous les chroniqueurs/euses qui acceptent de lire les autoédités, ainsi que tous les lecteurs qui, après avoir lu nos romans, prennent le temps de noter un commentaire sur Amazon et de parler de leurs lectures autour d'eux. 

Je leur en suis très reconnaissante, c’est tellement important pour la visibilité de mes romans ! 

 

MERCI À VOUS TOUS ! 

 

Je remercie également ma super équipe bénévole de bêta-lecteurs et mes correctrices : vous êtes extras! Merci du fond du coeur !

Livres ouverts

Une qualité littéraire inférieure ?

Il ne faut pas croire que les autoédités ont tous été recalés par des maisons d'édition traditionnelles et que leurs ouvrages sont de moins bonne qualité. 

PAS DU TOUT !

 

De plus en plus, c'est un choix, totalement assumé. Le roman est directement autoédité sans même avoir été proposé en maison d'édition. D'ailleurs, aujourd'hui c'est plutôt l'inverse : les maisons d'éditions surveillent les ventes des autoédités pour ensuite, éventuellement, leur proposer un contrat. 

Eh oui, désormais, il y a plusieurs moyens de publier son roman !

Pour les auteurs, l'autoédition permet également de rester maître de son histoire, propriétaire de son livre, et de toucher des redevances plus importantes, ce qui n'est pas négligeable aujourd'hui. Oui, on peut vivre de sa plume grâce à l'autoédition. 

 

Et puis, pour en lire beaucoup moi-même, je peux vous l'assurer : il y a des pépites parmi les autoédités ! Alors n'hésitez pas à les découvrir à votre tour !

Se lancer dans l'autoédition :

le cadre légal

Lorsque de futurs autoédités me contactent, la première chose que je leur précise, c’est qu’il faut se méfier de tous les conseils qu’on entend et se soucier d’être en accord avec ce que dit la loi concernant le métier. En d’autres termes, de créer une autoentreprise ou autre forme d’entreprise selon le contexte (chaque situation étant différente).⁠
Pourquoi ? La législation française est claire : si on touche des revenus réguliers même minimes, on doit :⁠


- payer des cotisations sociales (à l’Urssaf), calculées en fonction de ses revenus. ⁠


- déclarer ses revenus aux impôts (être imposable ou non, là n’est pas la question).⁠


Avant de vous lancer dans l’autoédition, donc, je vous conseille de vous renseigner à ce sujet. En effet, certaines catégories professionnelles ne permettent pas la création d’une autoentreprise en parallèle, malheureusement. De plus, il y a visiblement quelques complications au niveau de l’Urssaf actuellement qui demandent pas mal d’efforts et de persévérance. ⁠

Marteau

Se lancer dans l'autoédition :

créer son autoentreprise

Est-ce compliqué ? Pas vraiment. Toutes les démarches peuvent être faites en ligne sur le site www.autoentrepreneur.urssaf.fr⁠
 

Si toutefois vous rencontrez des soucis ou souhaitez des renseignements spécifiques, vous pouvez les contacter, notamment par téléphone. Attention, néanmoins, car le cas des autoédités est particulier et les agents ne donnent malheureusement pas toujours les bonnes infos. Vous avez également la possibilité de remplir les documents en version papier si besoin (notamment si vous souhaitez bénéficier de la rétroactivité). ⁠


En tant qu’autoédités, nous ne sommes pour le moment pas assimilés aux ARTISTES-AUTEURS, mais à des ÉDITEURS. La raison est simple : les revenus que l’on touche sont des redevances provenant de nos ventes et non des droits d’auteurs (que l’on toucherait si on était édité dans une maison d’édition). Il ne faut pas s’affoler. Concrètement, ça ne change rien.⁠


Renseignez-vous bien sur les aides auxquelles vous avez droit. Je sais par exemple que les conditions pour bénéficier de l’ACRE ont été modifiées depuis le 1er janvier 2020. ⁠


La démarche la plus contraignante sera d’ouvrir un compte bancaire spécifique à votre entreprise. Il doit absolument être différent de votre compte courant. Rassurez-vous, cela n’engage aucun frais. ⁠

Se lancer dans l'autoédition :

les déclarations à l'Urssaf

Encore une fois, tout se fait en ligne sur www.autoentrepreneur.urssaf.fr⁠

Il faut savoir que nous ne sommes pas une catégorie libérale, car cette catégorie ne concerne que les professions qui sont inscrites à un Ordre (infirmiers, avocats…). Ce qui n’est pas notre cas ! ⁠

Les VENTES DE MARCHANDISES (taxées à 12,8%) correspondent aux ventes directes : salons, vente en ligne sur le site auteur, dédicaces… Vous devez donc y noter vos revenus-là. ⁠

Tout le reste, c’est-à-dire les redevances des sites de vente dématérialisés (Amazon, BOD…) sont à déclarer dans AUTRES PRESTATIONS DE SERVICE (taxées à 22%). Pourquoi dans cette case (bien que certains agents disent que peu importe et que nous pouvons également les déclarer dans « prestation de service commercial ou artisanal » puisque taxé à 22% aussi > ce qui est faux) ? Tous simplement parce que dans l’attestation fiscale annuelle, il faut que vos redevances soient classées dans Prestations BNC. Je vous en parlerai en détail sur mon post concernant les Impôts (ci-dessous).

Une fois que ce sera chose faite et que vous validerez, ne vous inquiétez pas, vous aurez, en plus, des taxes (minimes) sur vos redevances, notamment pour la formation. Ce sont des taxes obligatoires. ⁠

Enfin, le site calculera aussitôt le montant que vous aurez à payer. Si vous avez choisi le prélèvement automatique, ce sera prélevé le mois suivant la déclaration. ⁠

Se lancer dans l'autoédition :

la déclaration aux Impôts

À ce sujet, vous allez entendre tout et n’importe quoi. De bons conseils comme de très mauvais. Et puis, au moment de remplir votre déclaration, vous allez avoir un petit coup de chaud, espérant ne pas vous tromper de case. ⁠

Je ne vais pas vous faire un cours théorique à ce sujet, mais seulement partager avec vous 2 liens spécifiques qui vous éclaireront tout autant que moi. ⁠Je vous rappelle toutefois qu'il s'agit ici de renseignements spécifiques et pratiques, qui intéresseront uniquement les auteurs autoédités qui ont créé leur autoentreprise (et qui n'ont pas opté pour le versement libératoire > c'est à dire, le prélèvement mensuel des impôts, directement prélevé sur les déclarations faites à l'Urssaf. C'est un autre cas que je ne maîtrise pas du tout).

- Le premier, c’est un extrait du Bulletin Officiel des Finances Publique-Impôts, un texte légal, de référence, donc. « Lorsque l'auteur assure l'édition et la vente de ses œuvres, il est imposable dans la catégorie des bénéfices non commerciaux pour l'ensemble des profits qu'il réalise. » 

Le texte complet est à retrouver ici : https://bofip.impots.gouv.fr/bofip/2814-PGP

- Le deuxième, c’est un article qui m’a beaucoup aidée ces deux dernières années au moment de remplir ma déclaration :⁠ https://www.portail-autoentrepreneur.fr/academie/gestion-auto-entreprise/imposition/declaration-impot-revenu-2042-c-pro#1

Il a été remis à jour cette année et je le trouve top pour retrouver facilement la case où nous devons déclarer nos revenus en BNC (j’espère que vous avez suivi).⁠

Pour approfondir le sujet, sur mon blog :

Voilà, j'espère que ces différentes informations vous auront été utiles. S'il vous reste des questions, n’hésitez pas à me les poser, je me ferai une joie d’y répondre. Pour ce faire, vous trouverez un formulaire de contact juste en dessous, en bas de page pour la version ordinateur, et en haut de page pour la version mobile (il suffit de cliquer sur la petite enveloppe). 

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